Vendredi 7 octobre
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Une autre vision des choses...
Par Alphonse.L
Je voudrais évoquer une dame que j'ai croisée à plusieurs reprises à la fin des années 80.
La pratique du bdsm, on le sait, est anticonformiste. L'anticonformisme étant une manière de bousculer les
normes en usage.
Cette dame bousculait les conformismes du SM, car même étant anticonformisme, avec le temps, prend une forme de
conformisme en intégrant ses règles. C'est ainsi.
Cette dame m'a beaucoup impressionné. J'ai oublié son nom de maîtresse. C'était un nom arabe.
Pour les besoins de ce récit, je l'appellerai Madame Aïcha. Elle était algérienne. C'était avant le Net.
Tout se passait par les petites annonces des journaux et revues spécialisées et le téléphone.
Cette dame avait une annonce avec sa photo dans un magazine sm de petit format. Une très belle femme brune, au
visage un peu osseux, le nez droit comme un peu cassé des jolies berbères. J'ai composé son numéro de téléphone. Nous nous sommes parlés durant plus d'une demie heure. Nous semblions sur la même
longueur d'ondes. Elle habitait Paris. C'était une professionnelle. Pourtant, avant de raccrocher le combiné, elle a ajouté :
"... Et ne t'inquiète pas pour l'argent. Je ne fais payer que ceux qui méritent de payer mes services.
Pour les autres, il ne s'agit pas de service, mais d'un don que je leur fais. Je pense que ce sera le cas avec
toi. Je te sens bien."
Je l'ai rappelée le soir même pour convenir d'un rendez-vous. Ce serait une semaine plus tard, une belle
journée du mois d'octobre, à 11 heures.
Elle occupait un petit deux pièces dans une rue perpendiculaire à la rue Saint-Denis, au dernier étage
d'un immeuble à façade claire. Un escalier étroit vers les étages. Pas d'ascenseur. Il n'y avait qu'une seule porte avec sonnette au dernier étage. Les autres portes, devaient, j'imagine donner
accès à des pièces de service.
Madame Aïcha a ouvert la porte.
C'était vraiment une très belle femme. un vaste sourire aux dents étincelantes. Le teint olivâtre. Elle m'a
fait entrer.
- Entre, Alphonse, m'a-t-elle dit. Je suis contente de te voir. J'ai eu très bonne impression, au téléphone
l'autre soir.
- Merci, Madame. Vous m'avez fait un très belle impression également.
- Pas de "Madame", s'il te plaît, Aïcha. Chez moi, pas de chichis. Je trouve tout ce cérémonial ridicule.
Ces maîtresses hautaines qui se font appeler "Madame" ou "Maîtresse"... N'oublions pas que
les Anciens tutoyaient le Très Haut. Le tutoiement n'est pas une forme d'irrespect. Je tiens à être tutoyée comme une vraie déesse”, ajouta-t-elle en éclatant de rire.
Elle portait des tenues classiques de dominatrice. Cuir, latex, rien de très original. Pourtant un jour d'été
elle me reçut en djellaba blanche.
Elle était sublime et fut bien plus excitante que toutes les autres fois.
Elle aimait manipuler la corde et a commencé par me ligoter dans diverses positions permettant ensuite tous les
plaisirs possibles, cravache, martinet, godes, pinces... Oui, elle m'a pris au gode-ceinture. Elle était belle, moi sur le dos, poignets attachés eux chevilles, genoux écartés, elle membrée de
caoutchouc noir, tout en me pinçant les tétons de ses ongles puissants. Les coups qu'elle administrait était brefs et secs.
J'allais la voir une fois tous les deux mois environ. Je passais deux ou trois heures chez elle.
Vers vingt heures, elle quittait son studio et nous allions dîner ensemble. Je l'invitais et la retouvais en
lui offrant une rose rouge.
Elle a quitté Paris en 1993 pour s'établir à Marseille. Au bout de quelques mois, je n'ai plus eu de nouvelles
d'Aïcha... L'Algérie n'était plus très loin...
Alphonse L.
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